10 choses

10 messages que j’ai retenus au RM

  1. La violence obstétrique existe sous plusieurs formes, en particulier sous la forme d’une médicalisation souvent non nécessaire de l’accouchement et d’un traitement froid, dégradant et/ou culpabilisant du personnel soignant.
  2. La criminalisation de l’avortement n’arrête pas les avortements, elle arrête uniquement les avortements sécuritaires.
  3. Dans les pays où l’avortement est banni, le nombre de grossesses adolescentes et le taux global d’avortement sont en hausse.
  4. L’élection de Trump a des conséquences tangibles sur plusieurs pays des Amériques. Il y a un gain en popularité de l’extrême droite, des législations qui se serrent autour des droits liés à la santé reproductive et une diminution du financement pour la recherche dans le domaine du VIH et des enjeux de santé sexuelle.
  5. DO IT. La formule pour toute levée de fonds. D pour « define », la description et l’analyse du problème, O pour « open mind », où l’on doit explorer toutes les idées possibles de financement à notre disposition, I pour « ideas », où les idées les plus pertinentes et les plus réalisables sont sélectionnées et enfin T pour « transform » dans lequel on doit intégrer et remettre en contexte l’idée par rapport à notre objectif.
  6. Tout changement initié, pour réussir, doit s’attaquer aux trois plans d’une pratique, soit structurel (les lois et institutions), culturel (les normes et coutumes) et personnel.
  7. Les changements climatiques ont des conséquences négatives, mais aussi positives pour certaines populations pour qui des terres arables sont rendus disponibles grâce à la hausse des températures. Il faut savoir peser le pour et le contre et se fixer des objectifs mesurables à l’aide d’indicateurs spécifiques.
  8. Un projet est bon quand il est SMART (spécifique, mesurable, atteignable, pertinent (« relevant ») et confiné dans le temps (« time-bound)).
  9. Les risques de complications reliés à un avortement sécuritaire sont de moins de 0,1%, ce qui préviendrait 50 000 morts annuellement.
  10. Le machisme est omniprésent dans les sociétés latino-américaines où les attentes envers les femmes continuent à les orienter vers des rôles de femmes au foyer.

10 choses qui m’ont marqué au Pérou

  1. Des tortues, des lamas et une vue magnifique des grandes montagnes à partir des campus universitaires
  2. L’architecture européenne des centres-villes
  3. CHICHA MORADA!
  4. Le chaos urbain! Des taxis qui accélèrent sur les bosses de vitesse et qui klaxonnent à tout bout de champ! Une heure de taxi pour se rendre de l’aéroport au centre-ville! 8 millions d’individus et le transport en commun relativement peu efficace!
  5. Les festivités à la place publique (des de rue déguisés en esclaves du 17e siècle, des jeunes qui allumaient des feux d’artifice et des enfants qui couraient partout)
  6. La magnifique plage de Huanchaco où j’ai assisté au plus beau coucher de soleil de ma vie et le site archéologique Chan Chan à Trujillo
  7. Des allées de verdures, tels des oasis, qui séparent les deux sens de la circulation dans les grande artères routières
  8. El calor!!! Le fait que les centres commerciaux soit à air ouvert aidait!
  9. Chifa, une espèce de simili-cuisine chinoise qui n’y ressemble pas du tout, mais qui était néanmoins apprécié!
  10. Bailando, bailando! J’ai appris à me déhancher et à me laisser aller avec mes nouveaux amis!

Retour sur les objectifs pour la rencontre :

  1. Apprendre et comprendre les systèmes de santé dans le reste de l’Amérique en vue de discuter et comparer les difficultés auxquelles font face nos systèmes de santé respectifs.

En quelques jours, il est impossible de saisir complètement le système de santé de plus d’une vingtaine de pays différents, mais j’ai eu un bon aperçu à travers les étudiants qui décrivaient leurs rotations (l’équivalent de l’externat) et discutaient de cas difficiles qu’ils ont eu à l’hôpital. A priori, nos systèmes sont assez similaires, mais les différences de ressources entre le public et le privé se creusent et les normes en vigueur pour s’adresser aux patients sont différentes. Il me faudrait cependant constater par moi-même pour évaluer définitivement.

  1. Tirer au maximum profit de mon opportunité de participer au pré-RM et de mon background éducationnel pour enrichir les discussions et les débats sur les problématiques de santé sexuelle et d’avortement

Oui, j’estime avoir bien contribué aux discussions. Le Canada est un leader en matière de santé sexuelle et cela m’a permis de proposer des pistes de solution et de discuter des objectifs et des points à améliorer pour nos pays respectifs à court et à long terme. Les autres étudiants ont semblé très intéressés par le projet d’éducation sexuelle Sexperts donc je suis responsable sur le campus de Mauricie et je compte leur partager toute l’information que je possède ainsi que le matériel de promotion afin qu’ils puissent initier et sensibiliser les jeunes concernant leur santé sexuelle, lequel inclut notamment l’accès à l’avortement.

  1. Comprendre les Policy Statements et les enjeux derrière et participer activement à la discussion entourant l’adoption possible de ceux-ci.

Les plénières des Rencontre régionales ne sont pas vraiment de vraies plénières, mais davantage une simulation, donc il n’y a pas vraiment eu de grandes discussions sur des Policy Statement. Néanmoins, nous avons eu une session d’IFMSA Strategy pour mieux saisir le travail de l’équipe d’IFMSA-Monde dans la lutte pour le développement durable et la santé internationale. L’accent a été mis sur l’importance de se fixer des objectifs tangibles et lignes directrices pour tracer toute ébauche de plan d’action.

  1. Tisser des liens d’amitié solides et durables avec les autres membres de la délégation et surtout les membres des autres délégations. On m’a dit qu’au RM, les rapports sont plus chaleureux et intimes, en particulier grâce à la convivialité réputée des Latino-Américains.

C’est mon objectif le plus réussi de la rencontre! Je me suis lié d’amitié avec d’innombrables étudiants qui m’ont beaucoup inspirés avec le travail qu’ils font pour combattre les moeurs conservatrices en matière de santé sexuelle dans leur pays. J’ai maintenant beaucoup de contacts au Pérou, au Mexique, en Équateur, au Brésil, etc. et j’espère avoir d’autres occasions de les voir et de travailler avec eux pour promouvoir la santé à l’échelle globale. Plusieurs d’entre eux ont présenté des projets très intéressants allant de l’assainissement de l’eau pour des populations rurales (Mexique), du body painting pour cultiver l’intérêt pour l’anatomie et la physiologie (Panama), de la prévention de l’obésité au moyen d’interventions épidémiologiques à grande échelle (Chili) à la sensibilisation à l’allaitement maternel (Bolivie, campagne de déstigmatisation Breastfeeding is Love) et aux problèmes de santé mentale chez les étudiants en médecine au moyen d’un symposium interprofessionnel (Brésil). Plusieurs de ces idées ou simplement leur structure gagneraient à être initiées au Québec!

  1. Discuter des impacts des changements climatiques sur la santé! Il s’agit après tout du sujet principal et fil conducteur de la rencontre sur lequel nous allons discuter et présenter,

Cet objectif a été plus ou moins atteint, car, en raison de la foire aux affiches, j’ai dû manquer une des deux séances de conférences sur le sujet. De plus, il n’y avait pas des activités de consolidation pour faire le suivi avec les conférences. Néanmoins, j’ai cumulé des connaissances sur les impacts de l’environnement sur la santé, en particulier l’accès à l’air pur et l’accès à des installations d’hygiène qui passent par de l’eau propre. Le changement climatique n’est pas non plus ce concept manichéen qui nuit à tout un chacun, mais une tendance qui évolue et qui peut offrir des terres arables à certaines populations et en priver d’autres par exemple, d’où la nécessité de déterminer l’impact souhaité à l’aide des bons indicateurs, comme le fait l’Organisation mondiale de la santé en ce qui a trait au développement durable.