Nous ne sommes pas seuls…

Nous ne sommes pas seuls…

Bien franchement, j’étais très craintive à mon arrivée au Salvador. Craintive de ne pas avoir assez de 10 jours pour m’intégrer et créer des liens avec les gens. Craintive de ne pas être capable de passer outre cette foutue « barrière de langues ». Craintive de rester effacée et de ne pas trouver ma place.

Oh, à quel point j’étais dans le champ!

Revenir au Québec fut l’une des choses les plus difficiles que j’ai eu à faire. Et je ne pense encore qu’à repartir. Parce que je n’ai jamais vécu aussi intensément que pendant ses 10 jours. Oui, c’était du concentré de vie auquel on s’accoutume vite et dont le sevrage est brutal… Jamais je n’aurais pensé qu’il était possible de développer des amitiés si fortes en si peu de temps. Parce que même si nous étions tous étrangers au départ, nous étions tous animés par ce même désir un peu naïf de vouloir changer le monde. Je n’avais que le sentiment de retrouver de vieux amis perdus de vue.

Toutes ces rencontres, conférences, activités m’ont fait grandir et m’ont insufflées une motivation nouvelle. Parce que je suis plus que jamais consciente des enjeux, iniquités et problèmes d’ailleurs. Parce que je sais que je ne suis pas seule et que mes amis lointains se battent aussi pour les mêmes idéaux. Et parce que je réalise maintenant à quel point je peux faire changer les choses, et ce même du fin fond de ma terre d’adoption, le Saguenay.

Brièvement, voici, le retour sur mes objectifs :

1. Me familiariser avec les projets et les enjeux du SCORA, comité que je représenterais, mais dans lequel je ne suis pas très impliquée chez nous et éventuellement pouvoir mettre à jour nos représentants SCORA à Saguenay sur ce qui se passe ailleurs et des projets potentiels

J’ai vraiment adoré les sessions SCORA, puisqu’elles m’ont initié à un tout autre aspect de la santé. J’ai eu l’occasion de discuter de plusieurs enjeux (notamment l’avortement, le mariage homosexuel, l’éducation sexuelle, etc.) et j’ai pu m’ouvrir à des perspectives et opinions totalement différentes de celles auxquelles nous sommes habitués. Et j’ai certainement été très inspirée par plusieurs projets SCORA de l’extérieur.

2. Ramener des idées de projets, réalisables, que je pourrais partager avec notre équipe de LOs Saguenay et qui pourraient éventuellement inspirer un projet localement!

Hum, que voulais-je dire par là? Bref, voir prochain point pour les idées de projets..

3. M’inspirer, trouver des enjeux ou des idées de projets que je pourrais réaliser avec mon comité, le SCOGH et les partager avec notre NO, Hina, et l’équipe de LOGH

D’abord, nos chers représentants SCORP ont mis en branle un projet sur Health Care and Native People in the Americas qui m’a vraiment allumée, d’autant plus que le sujet de la santé des populations autochtones est un enjeu majeur dans la région. J’aimerais donc beaucoup m’engager dans le développement de ce projet en association avec le SCORP. De plus, le Workshop sur la santé mondiale ainsi que le Health System Fair m’ont encore beaucoup appris sur les iniquités et les inégalités en santé, l’impact des politiques sociales et économiques sur la santé et les NCD’s, pour n’en nommer que quelques-uns. Ces sujets feront certainement l’objet de projets ou de campagnes futurs!

4. Échanger avec tout le monde, sur tout et n’importe quand! Après tout ce n’est pas souvent que l’on a la chance de pouvoir rencontrer des étudiants en médecine de partout dans le monde!

Oh, soyez sans crainte, j’ai échangé pas mal!

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