Venezuela au MonWHO 2017

Comment aborder le thème de la santé sexuelle quand on représente un pays en récession économique qui n’a pas vraiment les moyens de s’attarder à ce problème? Le Venezuela est un pays qui est peu enclin à accepter l’aide étrangère, qui a un haut taux de criminalité et de pauvreté encourageant la prostitution, et où l’accès aux contraceptifs est trèèèès limité (sauf si vous avez jusqu’à 169 $US à mettre dans un paquet de 3 condoms). Cette position difficile à tenir en relations internationales a été un facteur enrichissant de mon expérience comme délégué du Venezuela lors de MonWHO 2017 (une simulation de l’OMS) en me faisant voir un autre côté de la médaille.

Ce qui m’a toujours impressionné dans les simulations de ce genre, ce sont les participants : des personnes de divers horizons venus donner leur voix pour représenter un pays. Des gens brillants, intéressés, intéressants, et surtout doués pour s’exprimer. Que ce soient le délégué du Royaume-Uni qui accuse les médias de divulguer de fausses informations dans le but de brimer sa réputation, le délégué des États-Unis qui connaissait toutes les dates possibles sur son pays ou le délégué du Kenya qui avait une élocution parfaite, tous ces gens méritent à eux seuls le temps et l’énergie investis dans cette fin de semaine. Ce sont des sources d’inspiration qui continuent à nous accompagner bien au-delà de l’Hôtel Delta de Montréal… Et bien sûr, on sort de cette fin de semaine avec un sacré bagage de connaissances sur le thème–la santé sexuelle dans ce cas! Quoi de mieux qu’apprendre en s’amusant?

Gaël Chetaille